
Un ado intello, maladroit, timide, un peu niais sur les bords, décide d'entre dans une fraternité. Son but ? Vivre une vraie expérience à l'université. Sa soeur, supra-populaire, qui sort avec l'un des garçons les plus hots de la fac, est à deux doigts de prendre la tête de sa sororité.
Avec un tel sypnopsis, on pourrait s'attendre au pire... même si cette histoire de confrérie nous laisse un arrière-goût du Cercle des Poètes Disparus, film cultissime chez les cinéphiles. Malgré une certaine impression première de déjà-vu,
'Greek' surprend agréablement et promet une série rythmée, pertinente et surtout accrocheuse.
Et la sauce prend, sur ABC Family. Outre les 10 épisodes supplémentaires commandés par la chaîne, 1 million de téléspectateurs en moyenne se réunissent chaque lundi pour suivre les nouvelles (més)aventures de Rusty "le cracheur", dont 476 000 ont entre 12 et 34 ans. Bien que les chiffres soient loins des 2 millions du Series Premiere de Kyle XY, l'an dernier, on imagine aisément que les producteurs du network s'en satisfassent.
Y aurait-il une recette magique qui assure le succès ? Que nenni,
'Greek' suit les mêmes règles basiques que
'Desperate Housewives' ou
'Brothers & Sisters' : des situations improbables et pourtant tellement réelles, une identification immédiate avec les personnages principaux, une bonne dose de sexe, d'alcool et de tromperies, et des références bien placées à d'autres séries télévisées ou acteurs connus (hihi, Lucy Lawless).
On laisse mijoter 42 minutes à la casserole et c'est tout bon. On annonce ensuite quelques prestigieuses guest stars pour la suite, si possible une ancienne de
'Buffy' (Charisma Carpenter, par exemple), et l'on est sûr, non seulement d'attirer encore plus de téléspectateurs, mais aussi de fidéliser ceux qui ont accroché depuis le début.
'Greek' n'apporte pas grand chose de nouveau au genre, mais il confirme qu'ABC est décidément LA chaîne des soaps de la nouvelle vague.