
2003, remake de
'Battlestar Galactica' signé Ronald D. Moore et… David Eick. 2007, remake de
'Bionic Woman' signé Laeta Kalogridis et… David Eick. Le producteur exécutif qui a commencé sa carrière avec quelques épisodes d'
'Hercule' et
'Xena, la Guerrière' continue sur sa lancée des nouvelles versions de séries cultes des années 70. Visiblement, les téléspectateurs et les journalistes ne s'en lassent pas. Après le succès critique de
'Battlestar Galactica',
'Bionic Woman' s'impose d'ores et déjà comme l'événement de la rentrée du network.
Quel intérêt de réaliser une nouvelle version d'une série d'il y a trente ans ? Tout d'abord, les moyens mis à disposition des réalisateurs aujourd'hui n'ont rien à voir avec ceux des années 70. La technique a connu un tel progrès que les limites sont sans cesse repoussées, ce qui permet de se montrer plus audacieux en termes visuels et, de fait, au niveau scénaristique. L'illusion s'avère à présent totale et le téléspectateur ne peut plus distinguer la réalité de la fiction. Un personnage fait un bon de 100 mètres de long ? Eh bien quoi ? Où est le problème ?
Par ailleurs, la réceptivité des spectateurs vis-à-vis du genre a grandement évolué. Preuve en est lorsque l'on compare le succès qu'ont connu respectivement les trois versions de
'Battlestar Galactica' :
'Galactica' (1978) a duré une seule saison, sa suite
'Galactica - 1980' s'est interrompue au bout de 10 épisodes, tandis que la version de 2003,
'Battlestar Galactica' commencera bientôt sa quatrième (et ultime) saison. La série fantastique plus proche de la science-fiction que du surnaturel n'intéressait visiblement pas trop les téléspectateurs d'alors.
En ce qui concerne
'Super Jaimie', la situation est différente puisque la série a duré pendant trois saisons et fut un succès critique et public. Cela incite, d'ailleurs, de nombreuses personnes à douter de la qualité de cette nouvelle version et à se demander ce qu'elle apportera de plus que sa grande sœur. Réponse mi-septembre sur la NBC… En attendant, mieux vaut faire confiance à David Eick qui a déjà su offrir aux amateurs de science-fiction un chef d'œuvre du petit écran.